Mes références

Sherlock (la série) :

Si vous ne connaissez pas :

Sherlock est une série télévisée policière britannique avec Benedict Cumberbatch, dans le rôle titre et Martin Freeman dans celui du doctor Watson. Cette adaptation libre des romans et nouvelles d’Arthur Conan Doyle présente le célèbre duo dans un contexte contemporain. En effet la série transpose l’époque dans laquelle évoluent les deux personnages de la fin du XIXème siècle au XXI siècle.

sherlock-saison-3-bbc-benedict-cumberbatch-martin-freeman-critique-serie-1

Mon inspiration :

Sherlock est l’inspiration principale de ma réalisation. Tout ce qui compose cette série a été particulièrement bien travaillés, en passant de l’écriture à sa finalisation. Chaque élément de sa réalisation est une source d’inspiration à lui seul : L’intrigue, les personnages, le jeu, le montage, le cadrage, la lumière, la musique… Mais c’est principalement son style dans son ensemble que j’aimerais emprunter pour mes futurs projets.

L’intrigue, particulièrement bien ficelée, est à la fois pleine de suspens, d’émotions, d’humours, de tensions. Tout ce qui compose le récit est cohérent et solide, ce qui permet aux spectateurs de croire à chaque instant les actions, réactions et interactions des personnages. Ces personnages, ont eux-même été très bien travaillé. Ils sont complexes de par leurs qualités, leurs défauts, leurs contradictions, leurs personnalités et leurs histoires. Aucun personnage n’a été laissé à l’abandon et oublié par les scénaristes. Tous présentent un intérêt particulier qui lui est propre et dans lequel les spectateurs peuvent tous s’identifier. Les dialogues, également très justes, et les résolutions aux affaires, toutes inattendues et cohérentes, font de l’écriture une oeuvre remarquable.

La réalisation du scénario va de paire avec l’écriture, à commencer par le jeu des acteurs, tous excellents les uns des autres. Leurs tics, leurs manières de parler, de bouger et d’interagir, même lorsqu’ils ne sont pas au devant de la scène, rendent les personnages plus que vivants et réalistes pour le spectateur. Rien n’est laissé au hasard et chaque moment d’interprétation permettent de mieux les comprendre.

Le cadrage, la lumière, le montage et la musique sont tous les quatre une nouvelle écriture de l’oeuvre. Très liés les uns aux autres, ces quatre éléments ont été réfléchis et travaillé comme un tout pour s’adapter au récit. Ensemble, ils font varier régulièrement les styles pour exprimer des choses différentes. Un coup, le cadrage sera serré, le rythme lent et fluide, la musique tendu et oppressante, les effets de flaire pour raconter le « suicide » d’un homme. Un autre coup, le cadrage sera plus large, le montage rapide et saccadé, la musique entrainante et la lumière plus sobre pour raconter le début d’une enquête qui excitent les deux personnages principaux.

La variation est propre à la série. Elle est présente dans l’écriture (exemple : le scénario est unchronique) ou dans le montage lorsque nous passons d’une scène dite « classique » à une scène où le point de vue est situé dans le cerveau de Sherlock. C’est pourquoi les transitions, des scènes ou de l’action, du genre ou du style, sont également une source d’inspiration. Elles permettent de passer d’un instant de la tension à l’humour en repassant par la tension, un exercice extrêmement difficile à réussir.

Les scènes dites « non conventionnel » (Par ex : Sherlock poursuit un taxi, nous suivons son parcours à travers ses réflexions) et les écritures extérieures (Par ex : nous pouvons lire ce qui est écrit sur un ordinateur dont l’écran n’est pas visible) sont des effets de style qui m’inspirent pour ma réalisation future. Nous pouvons retrouver ces mêmes effets de style (bien que traités différents) dans le film Scott pilgrim vs the world, réalisé par Edgar Wright en 2010, qui emprunte aux comics (d’où le film est tiré) et aux jeux vidéos.

composition-2_00000Whiplash :

Si vous ne connaissez pas :

Whiplash est un film américain écrit et réalisé par Damien Chazelle en 2014. Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Whiplashmaxresdefault

Mon inspiration :

À la question pourtant absurde « Quel est ton film préféré ? » il y en a un qui me vient toujours instinctivement à l’esprit : Whiplash. Rare sont ces films qui obtiennent tous les points d’excellence aussi bien par ma raison que par mon cœur. Mon admiration est total et donc source d’inspiration.

S’il y a bien un style unique, un point commun qui ralliera tous mes projets et projets futurs, c’est bien ce que j’appelle, la sociologie expérimentale. Peut importe le genre ou même l’intrigue, le film sera toujours tourné vers l’humain et sa complexité. Et ce film en est l’exemple incarné. En effet, son travail sur les personnages est remarquable. La complexité des deux personnalités protagonistes ainsi que leur relation est d’un réalisme exemplaire. Ce film est vrai. Les personnages ne sont ni héros, ni démon, ils sont simplement entier sans aucune superficialité. Le film est une étude de cas, une recherche sociologique dans un contexte à première vue banale mais finalement très humain.

Et pourtant sa réalisation est loin d’être sous la forme de documentaire, car en plus de parler d’humain, elle provoque chez le spectateur une multitude d’émotions. L’ambiance et la transmission d’émotions est d’une finesse et d’une subtilité inconcevablement reproduisible. Ce film communique avec le spectateur à travers les sensations, les sentiments qui lui permet de comprendre l’humain au plus profond de son être. Cette maîtrise de l’art cinématographique et de sa transmission est l’élément principale de mon admiration pour ce film et donc source de mon inspiration.

On retrouve également cette caractéristique de travail de l’humain, mais cette fois plutôt au service de l’intrigue qu’en tant que recherche sociologique, dans le film Gone girl, réalisé par David Fincher en 2014 également. Les tensions que j’ai moi-même ressenti durant le visionnage des deux films étaient assez similaires. Ainsi étudier les deux œuvres et les rapprocher pour discerner la maîtrise de la création de cette tension permet, par extension, une influence sur mon propre travail.

composition-2_00000Mulholland drive :

Si vous ne connaissez pas :

Mulholland drive est un film à énigme, style « Mind Fuck », américano-français, écrit et réalisé par David Lynch en 2001. A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité.

mulholland-drive-800x600

Mon inspiration :

Mulholland Drive est à mon goût le plus grand chef d’oeuvre cinématographique que j’ai eu l’occasion de voir. Après avoir rassemblé les pièces pourtant insociables du puzzle de ce film style « Mind Fuck », j’ai découvert ce que voulait dire « cinéma » en tant qu’art. Son écriture particulièrement complexe et son adaptation à l’écran, à travers la réalisation, la lumière, les décor, le jeu, les regards, le cadrage, le montage…, prouvent à quel point le terme « 7ème art » porte bien son nom.

Ce film tient la source de sa richesse à travers la multitude de détails. La finesse d’un cadrage, d’une ligne de dialogue, d’un regard, d’un objet de décor, est capable de bouleverser tout le sens du film. L’importance de la subtilité, de l’implicite et de l’interprétation personnelle est au cœur du film. Ici la communication se fait plus par l’inconscient, lui-même conteur de l’histoire et thème centrale du film. Comme toutes mes autres influences, le travail sur l’humain est aussi ici complexe. Mais plutôt qu’à travers l’ambiance, les émotions, l’intrigue ou les réactions, ce n’est qu’à travers la recomposition des morceaux des pièces de puzzle donc à travers l’observation de ces détails que nous pouvons comprendre les lignes principales de la personnalité complexe des protagonistes.

Ce film m’a permis ainsi de comprendre l’importance à accorder à chaque étape et corps de métier. Que ce soit la lumière, le montage, le maquillage, les accessoires, tout ce qui compose un film doit être traité à valeur égal et répondre à la question : Pourquoi ce choix ? Ainsi plus rien n’est laissé au hasard. Cette dimension m’a aussi été apporté grâce au réalisateur Alfred Hitchcock , notamment à travers son film Vertigo dont j’ai pu analysé des extraits au cours de mes années d’étude.

composition-2_00000Les garçons et Guillaume, à table :

Si vous ne connaissez pas :

Les garçons et Guillaume, à table est une comédie franco-belge, écrit et réalisé (et interprété) par Guillaume Gallienne en 2013. Il s’agit un film autobiographique : « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

Les_Garçons_et_Guillaume_à_table

Mon inspiration :

Les garçons et Guillaume, à table est le premier film de Guillaume Gallienne, à l’origine et toujours acteur. Grand succès auprès du public mais également à mes yeux, il a été écrit et réalisé avec le cœur. Le réalisateur y fait son coming-out, auprès de sa famille, son entourage, son public et aussi et surtout pour lui. C’est un film qui communique avec force et émotion. Guillaume Gallienne s’est mis à nu et c’est exactement ce qui en fait la force du film.

« Nous parlons de ce que l’on connait » voici ce que m’a appris ce film. Plus je connais un sujet, plus je pourrais décrire avec maîtrise, vérité et émotion sa réalité. Et Guillaume Gallienne a parlé de lui, de ce qu’il est profondément. Lors de l’écriture d’un film, le scénariste et le réalisateur, encore plus s’il s’agit de la même personne, y insère des éléments de sa propre personnalité, parfois de ceux de son entourage. Nous nous inspirons de ce qui nous entoure, les gens, les situations, le sport, notre ressenti, les livres, la musique, les films. Ainsi, plus on connait un sujet, mieux on peut en parler. Vivre une expérience est le meilleure moyen de la raconter avec toutes ces composantes. Si un sujet ne peut être vécu par le réalisateur lui-même, alors l’empathie est la meilleure des armes afin de comprendre ceux qui se font approché au plus près du sujet. Parler de ce qu’on aime et de ce qu’on veut raconter, faire des films qu’on aimerait regarder nous-même, voici le but à atteindre.

composition-2_00000Inspirations diverses et variées :

J’aurais pu cité encore bien d’autres films ou des réalisateurs qui m’apportent tous un nouvel point de vue sur le cinéma et une influence évidente :
-Baz Luhrmann pour son sens du montage, du rythme. Il prouve l’importance de la deuxième écriture du film, notamment à travers les deux film « Le moulin rouge » et « The great Gatsby »
-Orsen Welles pour son sens du rythme (« Citizen Kane » pour n’en cité qu’un) et du cadrage (la fameuse scène des miroirs dans « La dame de Shanghai »)
-The Artist pour la coalition entre le film muet et le genre contemporain.
-La piel que habito pour son style presque chirurgical et le sens du rebondissement
-Five pour son respect du cinéma français tout en lui apportant une forme d’innovation
-Juste la fin du monde, principal source d’inspiration pour mon prochain court-métrage notamment par son aspect oppressif
-Encore beaucoup et beaucoup d’autres.

Toutes ces films, et même les séries, font parti d’un tout, d’un goût cinématographique, d’une admiration qui m’apportent chacun une vision nouvelle du cinéma et de mon propre cinéma. Il me font comprendre ce qui me touche, ce qui fonctionne sur un public qui me ressemble, sur ce que je souhaite réalisé dans le futur. Ces inspirations changent régulièrement, lorsque j’en découvre d’autres, lorsque je redécouvre un film, évoluent, toujours les uns ancrés dans les autres. Ces influences seront toujours très présentes car je suis moi-même une grande cinéphile.